Cherchant en permanence à valoriser les captures de ses adhérents, le FROM Nord est engagé dans de multiples démarches.
Par exemple, certaines pêcheries respectueuses de la ressource et reconnues durables peuvent obtenir une certification MSC (Marine Stewardship Council).
Ce label international assure la promotion des produits de la mer issus d’une pêche durable, reposant sur trois grands principes :
Pour en savoir davantage sur MSC, cliquez ici.
Le FROM Nord s’est également engagé à porter avec l’OPN et le WWF un projet d’amélioration de pêcherie sur la raie bouclée en Manche Est. Ce projet, lancé en juin 2021 pour une durée de 5 ans, vise l’obtention du label MSC pêche durable.
Retrouvez l’ensemble des informations détaillées sur FisheryProgress ainsi que les documents de suivi en version française sur le lien suivant.
Du plus récent au plus ancien
La pêcherie Hareng en Manche Est / Mer du Nord, une espèce phare pour une des principales pêcheries des Hauts-de-France et de la Normandie, est certifiée MSC.
Engin: Chalut pélagique
Porteur: FROM Nord
Flottille: Artisanale
1ère re-certification MSC de la pêcherie Lieu noir en Mer du Nord / Arctique Nord-Est.
Engin: Chalut de fond
Porteur: Euronor et Compagnie des Pêches Saint Malo
Flottille : Hauturière
1ère re-certification MSC de la pêcherie Cabillaud-Eglefin en Arctique Nord-Est.
Engin: Chalut de fond
Porteurs: Euronor et Compagnie des Pêches Saint Malo
Flottille : Hauturière
La certification MSC de la pêcherie Sole en Manche Est / mer du Nord est suspendue en raison de l’état du stock.
Engin: Filet trémail
Porteur: FROM Nord
Flottille: Artisanale
Une pré-évaluation MSC est réalisée sur la Plie et la Raie bouclée en Manche Est, en collaboration avec WWF et Carrefour.
Engins: Filet et chalut de fond
Porteurs: FROM Nord et OPN
Flottille : Artisanale
La pêcherie Sole en Manche Est / Mer du Nord retrouve son label MSC.
Engin: Filet trémail
Porteur: FROM Nord
Flottille: Artisanale
1ère re-certification MSC de la pêcherie Hareng en Manche Est / mer du Nord.
Engin: Chalut pélagique
Porteur: FROM Nord
Flottille: Artisanale
Lancement du FIP Raie Bouclée en Manche Est.
Engins: Chalut de fond, filet trémail et senne de fond
Porteurs : FROM Nord, OPN et WWF
Flottille: Artisanale
Décision par l’OP de ne pas poursuivre la certification MSC de la pêcherie Sole en Manche Est / mer du Nord.
Engin: Filet trémail
Porteur: FROM Nord
Flottille: Artisanale
2ème re-certification MSC de la pêcherie Lieu noir en Mer du Nord / Arctique Nord-Est.
Engin: Chalut de fond
Porteurs: Euronor et Compagnie des Pêches Saint Malo
Flottille : Hauturière
2ème re-certification MSC de la pêcherie Cabillaud-Eglefin en Arctique Nord-Est.
Engin: Chalut de fond
Porteurs: Euronor et Compagnie des Pêches Saint Malo
Flottille : Hauturière
La pêcherie Hareng en Manche Est / mer du Nord, est labellisée « Pêche Durable »
Engin: Chalut pélagique
Porteur: FROM Nord
Flottille: Hauturière
Dans le cadre du FIP, une pré-évaluation MSC est réalisée sur la Raie bouclée en Manche Est.
Engins: Chalut de fond, filet trémail et senne de fond
Porteur: FROM Nord et OPN
Flottille : Artisanale
La pêcherie Coquille Saint-Jacques en Baie de Seine est certifiée MSC.
Engin: Drague à coquilles
Porteurs: FROM Nord, OPN et CRPMEM Normandie
Flottille : Artisanale
2ème re-certification MSC de la pêcherie Hareng en Manche Est / mer du Nord.
Engin: Chalut pélagique
Porteur: FROM Nord
Flottille: Artisanale
La certification MSC de la pêcherie Lieu noir en mer du Nord est suspendue en raison de l’état du stock.
Le Lieu noir en Arctique Nord-Est reste certifié.
Engin: Chalut de fond
Porteur: Euronor et Compagnie des Pêches Saint Malo
Flottille : Hauturière
Les récentes réformes de la PCP (Politique Commune des Pêches) ont abouti à un véritable changement concernant les captures accessoires et les rejets.
Il est notamment stipulé dans le règlement (UE) n°1380/2013 que « toutes les captures des espèces faisant l’objet de limites de captures » doivent être retenues à bord, enregistrées et débarquées. En Manche – Mer du Nord, cela signifie donc qu’aucun individu d’une espèce soumise à quota ne pourra être rejeté.
Un calendrier de mise en œuvre progressive a été établi, selon les pêcheries, par la Commission Européenne.
Cette réglementation présente un double objectif : augmenter la taille moyenne des captures et donc améliorer l’état des stocks pour les espèces sensibles, et limiter les rejets. Cela soulève de nombreuses questions pour les flottilles, tout particulièrement celles ciblant un large nombre d’espèces, notamment les chalutiers en Manche Est – mer du Nord.
Cette obligation de débarquement va nécessairement entraîner des adaptations dans les pratiques des différents métiers.

Ce projet est financé par le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche et France Filière Pêche.
Contexte :
L’amélioration de la sélectivité dans le contexte d’obligation de débarquement totale en 2019 représente un enjeu majeur pour les chalutiers artisans pêchant en Manche Est et sud mer du Nord. Cette flottille cible de nombreuses espèces, dont les tailles minimales de référence de conservation (TMRC) peuvent être variées (Exemple : en Manche Est : maquereau 20cm / merlan 27cm /cabillaud 35cm). Depuis plusieurs années, de nombreux tests de sélectivité ont été réalisés par cette flottille (grille d’échappement, cylindre en maillage différents, etc.), sans qu’aucun ne semble atteindre un équilibre acceptable entre réduction des captures indésirées et maintien des espèces à forte valeur commerciale.
Le projet :
Le projet SELUX d’une durée de deux ans (janvier 2019 – décembre 2020) porté par le FROM Nord, en partenariat étroit avec IFREMER (Boulogne-sur-Mer et Lorient), ainsi que deux entreprises SAFETYNET et LE DREZEN vise à tester l’association de dispositifs sélectifs connus (Panneau Mailles Carrées – PMC ou mailles en T90) avec des équipements lumineux. L’objectif est de proposer à l’issu de ce projet, un dispositif durable aux chalutiers artisans permettant d’atteindre un équilibre entre réduction des rejets et maintien du chiffre d’affaires.
Méthode :
Deux dispositifs lumineux seront testés :
Ainsi, en couplant la lumière à des équipements sélectifs « classiques », un ajustement pourra être effectué selon l’inclination des différentes espèces à se rapprocher de la lumière ou au contraire à la fuir. En fonction des premiers résultats, il sera donc possible d’ajuster le maillage « sélectif » et l’emplacement des dispositifs lumineux selon les comportements des espèces étudiées.
En avril et mai 2019, des marées tests ont été organisées afin d’évaluer l’ensemble des dispositions et couplages possibles entre lumière et dispositifs sélectifs. L’analyse des données collectées lors de ces marées (notamment grâce à de la vidéo sous-marine) permettra de définir les configurations les plus pertinentes qui pourront ensuite être testées individuellement lors de marées complètes sur les chalutiers en octobre-novembre 2019.
Documents :
– Rapport du projet SELUX en français
– Rapport du projet SELUX en anglais
– Fiche de synthèse du projet SELUX en français (format livret)
– Fiche de synthèse du projet SELUX en anglais (format livret)
Ce projet a été financé par FranceAgriMer et France Filière Pêche.

Ce projet est financé dans le cadre du programme européen Horizon 2020.
Le projet :
Il s’agit de fournir les connaissances et les outils nécessaires à la mise en place de stratégies optimisées de réduction des rejets. La collaboration des professionnels et de leurs représentants, des scientifiques, et des différents acteurs de l’industrie de transformation et de valorisation est indispensable à cette étude. Ainsi, DiscardLess doit être à même de conciler réponses aux objectifs européens de réduction des rejets, et prise en compte des intérêts économiques des professionnels.
Mis en place à l’échelle européenne, il fait suite à deux programmes nationaux déjà suivis par le FROM Nord :
Le projet CarRejet (porté par le CNPMEM et financé par France AgriMer), sur la caractérisation et l’origine des rejets actuels dans les pêcheries françaises.
Le projet EODE (porté par le CRPMEM Nord Pas de Calais Picardie, financé par France Filière Pêche et le Conseil Régional Nord Pas de Calais) sur les différents modes de gestion possibles pour réduire les captures non-désirées, ainsi que les opportunités d’adaptation éventuelles.
Dans cette continuité, le projet DiscardLess est davantage axé sur les différentes stratégies concrètes à mettre en œuvre pour faire face aux obligations de débarquement.
Méthode :
Ce projet est structuré autour de 9 axes d’études.
Le Pôle de Compétitivité AQUIMER coordonne les observations réalisées en France dans le cadre des marées expérimentales. Ayant labellisé et suivi les projets CarRejet et EODE, AQUIMER fournira les données nécessaires au projet DISCARDLESS. AQUIMER sera également en charge de la diffusion des résultats du projet auprès des acteurs français (OP, CNPMEM, CRPMEM, industries de transformation, etc.).
L’IFREMER a été nommé « Chef de File » pour la thématique 1 : Evaluation multi-échelles en ce qui concerne l’écosystème. Des études vont ainsi être menées sur le rôle des rejets dans les écosystèmes, notamment grâce à diverses modélisations. Cela implique également de déterminer l’impact de cette réglementation dans les évaluations des stocks et la rédaction d’avis scientifiques.
Les autres volets sont assurés par des structures danoises, espagnoles, islandaises, norvégiennes, et du Royaume-Uni.
Certaines lignes directrices sont transversales à l’ensemble des thématiques : la notion d’innovation, de rentabilité, le renforcement du contrôle et du suivi, ou encore la volonté de diffusion des résultats.
Les résultats de DiscardLess sont disponibles sur le site du projet.
Le livre sur la politique de l’UE sur l’obligation de débarquement, écrit par trois partenaires de DiscardLess est maintenant disponible. Pour le télécharger, cliquez ici.

Le projet :
Cette expérimentation pilote vise donc à tester en conditions réelles les contraintes qu’implique cette règlementation. Afin d’évaluer les différentes stratégies à mettre en œuvre, des marées expérimentales seront réalisées sur un chalutier de plus de 18 mètres (à raison de deux semaines par mois pendant un an) et sur un second de moins de 18 mètres (d’avril à septembre 2015). Ce projet s’attachera à la gestion à bord comme à terre des captures qui étaient habituellement rejetées (stockage et valorisation).
Méthode :
Ce programme de recherche scientifique fait suite à l’étude CarRejet, qui avait permis de mettre en lumière que les chalutiers de fond opérant dans la région pouvaient atteindre à certains moments de l’année un pourcentage de rejets entre 20 et 40%. Il est donc essentiel d’anticiper la date d’entrée en vigueur de l’obligation de débarquement (janvier 2016), en évaluant sur le plan socio-économique les impacts que cette nouvelle réglementation entraînera, tant en amont qu’en aval de la filière.
Porté par le Comité Régional (CRPMEM) du Nord-Pas-De-Calais-Picardie, labellisé par le Pôle de compétitivité AQUIMER en mai 2014, et financé par France Filière Pêche (FFP) et le Conseil Régional Nord Pas-de-Calais Picardie, il regroupe de très nombreux partenaires tels que le Comité National des Pêches (CNPMEM), IFREMER, la CCI Côte d’Opale, La Plate-Forme d’Innovation Nouvelles Vagues, Copalis, la CME, le FROM Nord, et la Direction des Pêches maritimes et de l’Aquaculture (DPMA).

L’OP contribue à améliorer les connaissances sur la ressource. De multiples études sont portées ou menées en partenariat avec des structures scientifiques et professionnelles.
Le but de chaque projet est d’apporter aux adhérents un soutien scientifique pour une gestion durable de leur activité.
Ce projet a été financé par France Filière Pêche
Contexte
La filière des petits poissons pélagiques répond à deux dynamiques temporelles. La première, saisonnière, détermine la distribution de la ressource et donc la dynamique spatio-temporelle des flottilles. La saison conditionne aussi la qualité de la ressource, notamment la taille et le taux de matière grasse des poissons, dont dépend l’industrie de transformation. La seconde, interannuelle, détermine la quantité de ressource disponible en fonction du recrutement, et sa qualité en fonction de la croissance. L’évolution des demandes de l’aval de la filière sont également des facteurs de risque pour la viabilité des flottilles pélagiques.
Le projet
Porté par l’IFREMER, le projet DEFIPEL vise à consolider la viabilité de la pêcherie des petits poissons pélagiques française en proposant une série d’indicateurs sur l’état de l’écosystème, de la ressource et de la filière, et des scénarios d’adaptation co-construits avec l’ensemble des acteurs. Il s’agit d’un projet intégré, de l’observation du fonctionnement des écosystèmes et de la filière, à l’évaluation de plans de gestion à moyen terme. Il ambitionne de répondre aux enjeux de l’approche socio écosystémique des pêches, en tenant compte (i) des variations de l’habitat pélagique (hydrologie, nourriture) sous contrôle climatique, (ii) des stratégies multi-spécifiques des pêcheurs sous contraintes économiques et réglementaires, et (iii) de l’évolution des marchés dans l’élaboration de scénarios d’évolution de la pêcherie.
Méthode
La gestion actuelle (court-terme, mono-spécifique et basée sur la biomasse) ne permet pas de tenir compte de ces spécificités de la filière pélagique. L’objectif du projet est donc de développer des stratégies de gestion à moyen terme, permettant de tenir compte de la variabilité des ressources et des contraintes extérieures s’exerçant sur la pêcherie pour une exploitation durable écologiquement et économiquement. Des outils opérationnels dont la fiabilité aura été évaluée seront mis en œuvre et transférés aux acteurs : indicateurs environnementaux, biologiques et socioéconomiques, et modèle de simulation. Ces outils permettront d’anticiper l’impact des variations environnementales et de simuler et sélectionner les stratégies multi-spécifiques d’adaptation des flottilles les plus intéressantes.
Ainsi, pour la première fois, des scientifiques (écologues, halieutes, économistes) travailleront en concertation avec l’ensemble des acteurs de la filière (pêcheurs, transformateurs, gestionnaires des pêches et de l’espace maritime) sur un projet ‘petits pélagiques’ d’envergure nationale couvrant les trois façades Manche, Gascogne et Méditerranée.
Retrouvez toutes les informations, outils, et résultats du projet sur le site dédié : http://sumaris-project.com/
Contexte
Les pêcheurs opérant dans la Manche-est et Mer du Nord pêchent une grande variété d’espèces. La plupart d’entre elles sont gérées avec un TAC (total admissibles des captures). Le TAC a été introduit en 2009, en Manche-est (zone VIId) pour les raies, et regroupe ainsi plusieurs espèces de raies. L’état de conservation et d’exploitation varie d’une espèce à l’autre. Du fait d’un manque de connaissances scientifiques, la Commission Européenne adopte une approche de précaution dans la fixation des TACs, méthodologie qui peut menacer l’activité des professionnels.
Ce projet a été financé par France Filière Pêche
Contexte
La sardine et l’anchois figurent parmi les espèces pour lesquelles certaines données scientifiques sont encore insuffisantes. Les professionnels de la pêche souhaitent obtenir davantage de précisions quant à l’écologie de ces deux espèces, la dynamique des populations, ainsi que la structuration des stocks associés. Certains scientifiques estiment qu’une étude comparée des deux populations permettrait une meilleure connaissance des spécificités de chacune. La pêche de l’anchois est actuellement soumise à quota, ce qui n’est pas le cas de la sardine. Une tendance à la baisse de la biomasse de sardine a été observée depuis quelques années en péninsule ibérique, incitant les pêcheurs espagnols à reporter leurs efforts de pêche dans le Golfe de Gascogne (zone VIIIa,b du CIEM), où la biomasse est à un niveau relativement élevé.
Le projet
Lancé par l’IFREMER, le projet CAPTAIN a pour objectif de déterminer la structuration du stock de sardines, notamment sur le plan géographique (éventuelles sous-populations, connectivité entre différentes zones). Il étudiera en parallèle, et pour les deux espèces concernées, l’échelle temporelle, en déterminant entre autres les cycles de pondaison et la saisonnalité de la distribution spatiale.
Les résultats de cette étude devraient permettre d’apporter des préconisations pour une gestion durable et spatialisée des deux espèces concernées. L’approche comparative du projet devrait également fournir des éléments de réponses sur leurs éventuelles interactions. Enfin, grâce à l’étendue spatiale du projet et l’ensemble des partenaires mobilisés, des données pourront être acquises de manière simultanée, permettant une vision globale de la ou des population(s) de sardines de la façade Atlantique – Manche. Le tout s’inscrit dans une volonté de renforcement de la collaboration professionnels/scientifiques.
Méthode
Un protocole d’échantillonnage a été mis en place. Pour obtenir une couverture spatiale la plus large possible, IFREMER collabore avec trois Organisations de Producteurs de la façade Atlantique – Manche : l’OP Vendée, Pêcheurs de Bretagne, et le FROM Nord. Chacune doit recueillir des échantillons d’anchois et de sardines auprès de ses adhérents afin que l’IFREMER puisse procéder aux analyses. Grâce aux individus récoltés, des analyses pluridisciplinaires pourront être menées.

Ce projet a été financé en partie par France Filière Pêche
Contexte
La sole commune (Solea Solea) est une espèce emblématique de la filière en Manche Est. Présentant une valeur commerciale importante, elle peut constituer jusqu’au ¾ du chiffre d’affaires de certaines flottilles. Les restrictions sur d’autres espèces (notamment la raie ou le cabillaud) ont renforcé cette dépendance à la sole. Or la mortalité par pêche, actuellement au-dessus des seuils recommandés, s’accompagne d’un très faible recrutement depuis quelques années. Ce double constat conduit la Commission Européenne à baisser le Total Admissible de Captures (TAC) depuis 2013.
Le projet
Afin de pouvoir réagir face à ces baisses successives, le projet SMAC a été mis en place. A l’initiative de l’IFREMER, les différents partenaires (le CRPMEM du Nord Pas-de-Calais Picardie, le FROM Nord, et donc l’IFREMER) se sont réunis pour le lancement du projet.
Ce projet est né du constat qu’il existait des lacunes dans les connaissances scientifiques de la dynamique du stock en Manche Est. L’objectif est donc d’acquérir de nouvelles connaissances sur le plan biologique et écologique afin d’améliorer les modélisations d’évaluation du stock.
Méthode
Ce projet s’appuie sur trois axes de travail principaux : la spatialité et connectivité des zones fonctionnelles du stock, les origines de la variabilité du recrutement, et enfin la sélectivité des engins de pêche. Les résultats devront être communiqués au CIEM (Conseil International pour l’Exploration de la Mer) pour servir d’aide à la décision.

Ce projet a été financé à 70% par France Filière Pêche.
Contexte
La règlementation européenne actuelle regroupe l’ensemble des espèces de raies sous un TAC (Total Admissible de Captures) commun. En Manche Est (Zone VIId du CIEM), la variété de raie la plus pêchée, appelée raie bouclée, représente jusqu’à 70% de l’ensemble des raies pêchées. Les stocks de cette variété sont bons, avec une forte tendance à la hausse depuis 2009. Cependant, les données scientifiques sont insuffisantes ou négatives pour les autres espèces. La Commission Européenne a donc mis en place une baisse de 25% du TAC depuis 2011 par principe de précaution.
Le projet
RAIMEST est un projet à l’initiative de l’Organisation de Producteurs de Basse Normandie (OPBN) qui regroupe différents partenaires : le FROM Nord, la CME, l’IFREMER, et le Comité National des Pêches (CNPMEM). Le but de l’étude est d’améliorer les connaissances sur les zones de capture et sur les zones fonctionnelles des différentes espèces de raies présentes en Manche, afin de pouvoir mettre en place d’éventuelles mesures de gestion adaptées à l’échelle locale.
Méthode
Cette étude se fonde sur la valorisation du savoir empirique des pêcheurs. Le questionnaire a donc été défini comme la technique d’enquête privilégiée. La méthode observée pour la récolte de données s’appuie notamment sur le programme VALCEPP Bar, élaborée en lien avec l’IFREMER. Des référents ont été nommés dans chacune des OP partenaires afin de maximiser le nombre de réponses et d’étendre la zone d’étude. Les données du programme OBSMER pourront également être implémentées, afin de renforcer les données empiriques déjà récoltées.


Depuis 2015, nous constatons une raréfaction des poissons plats en Manche Est, fragilisant les activités de pêche des fileyeurs. Une étude britannique publiée récemment (Enever et al. 2022) a démontré que la lumière blanche permettait d’attirer des coquilles Saint-Jacques dans des casiers.
Sur la base de cette étude, le FROM Nord souhaite poursuivre les recherches sur le casier pour accompagner les fileyeurs-caseyeurs des Hauts-de-France dans la diversification et la pérennisation de leur activité.
Voir la fiche techniqueCe projet porté par le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale en partenariat avec le From Nord. Il est financé par le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche à 80 % et France Filière Pêche.
Contexte :
L’Académie des Sciences des États-Unis a estimé l’apport total de débris marins liés à la pêche (engins de pêche : filet, casier, …) dans les océans à approximativement 640 000 tonnes par an (soit environ 6 % des détritus plastiques marins). A l’échelle mondiale, le seul secteur de la pêche consomme près de 1,5 millions de tonnes de textile technique par an, ce qui représente 2 milliards d’euros (source DGIS). En France, ce marché représente 40 milliers de tonnes pour 126 millions d’euros. L’utilisation d’engins de pêche biodégradables pourrait donc diminuer les l’accumulation de macrodéchets et microdéchets en mer.
Méthode :
Ce projet comporte 3 phases.
La conception du filet biodégradable, réalisée par Seabird est suivie pour chaque prototype par des tests de vieillissement des filets en mer et des tests en conditions réelles de pêche, coordonnés par Nautique Conseil.
Le premier prototype testé de juin à novembre 2020 à Boulogne sur Mer par Jérémy Devogel, patron du Néreïdes II est prometteur. Il a permis l’élaboration d’un second prototype se rapprochant d’avantage du filet classique.
Les fileyeurs de Boulogne-sur-Mer et du Tréport seront mobilisés pour utiliser 30% de filets biodégradables dans leur engin de pêche durant les saisons estivales 2021 et 2022. Un test similaire est également prévu pour la saison hivernale 2021-2022 avec la participation d’un fileyeur de Fécamp.
Les données recueillies permettront d’analyser le comportement du filet dans l’eau et son caractère pêchant selon les différentes modalités de pêche.
L’émergence d’une filière de valorisation des filets biodégradables en fin de vie est étudiée en parallèle par Take a Waste avec des tests de compostage et méthanisation à l’échelle locale.
Une troisième phase d’étude de mise sur le marché est réalisée par Guillaume Dupont Ingénierie Navale dans le même temps afin d’estimer la demande potentielle et la faisabilité d’une production industrielle.
Les résultats de TEFIBIO sont disponibles sur le site du projet :
https://parc-marin-epmo.fr/tefibio
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