29 SEPTEMBRE 2026
Impact of ORE on fisheries and marine ecosystems – NFA 2026
À quoi ressemble la transition énergétique en mer du point de vue de ceux qui y travaillent ? (English below)
Les énergies marines renouvelables (EMR), et en particulier l’éolien en mer, se développent rapidement en mer du Nord, avec des objectifs ambitieux : 300 GW pour les décennies à venir. Toutefois, alors que ce développement s’accélère, il convient également d’en examiner les conséquences pour les écosystèmes marins, la pêche et les communautés côtières.
C’est l’objet du nouveau rapport publié par la Northern Fishing Alliance (NFA), qui regroupe des représentants de la pêche de l‘UE, du Royaume-Uni et de la Norvège.
Il est important d’indiquer que le secteur de la pêche n’est pas opposé à l’éolien en mer. Les pêcheurs reconnaissent la nécessité de décarboner et le rôle que les EMR peuvent jouer dans la transition énergétique. Toutefois, cette transition ne doit pas se faire à un coût disproportionné pour les écosystèmes, les pêcheries et les communautés côtières.
Pour les pêcheurs, les répercussions sont très concrètes. Les parcs éoliens, les câbles et les infrastructures associées peuvent entraîner :
– La perte d’accès à des zones de pêche traditionnelles et productives ;
– Des trajets plus longs, ainsi qu’une hausse de la consommation de carburant et des coûts d’exploitation ;
– Une concurrence accrue sur les zones de pêche restantes ;
– La nécessité de s’adapter aux modifications des habitats, des courants, de la répartition des espèces et de la productivité marine ;
– Des restrictions supplémentaires découlant des mesures de compensation environnementale associées aux EMR ;
– Des impacts sur les zones de frai et les nourriceries ;
– Des impacts cumulés sur les écosystèmes liés à la multiplication des projets à l’échelle de la mer du Nord.
Les pêcheurs sont bien plus que de simples usagers de l’espace maritime. Ils contribuent à la souveraineté alimentaire, soutiennent les économies côtières et participent au patrimoine culturel ainsi qu’à la résilience des communautés.
C’est pourquoi la NFA appelle à une approche plus équilibrée et inclusive du développement des EMR, fondée sur les principes suivants :
– Une véritable participation des pêcheurs à la planification de l’espace maritime, et ce dès les premières étapes et de manière continue ;
– La protection des zones de pêche essentielles et productives ;
– Une évaluation complète des impacts cumulés des EMR à l’échelle des écosystèmes et du bassin maritime ;
– Les restrictions supplémentaires mises en place en compensation de l’effet des EMR sur l’environnement ne doivent pas incomber au secteur de la pêche ;
– Une approche de précaution pour les technologies émergentes lorsque des incertitudes importantes subsistent quant à leurs impacts ;
– Des cadres de gouvernance cohérents et équitables entre les différents secteurs maritimes.
L’enjeu n’est pas de choisir entre les énergies marines renouvelables et la pêche, mais de construire une transition qui profite aux deux.
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What does the offshore energy transition look like from the perspective of those who work at sea?
Offshore renewable energy (ORE), particularly offshore wind, is expanding rapidly across the North Sea, with ambitious targets: 300 GW for the decades ahead. But as development accelerates, we must also consider its consequences for marine ecosystems, fisheries and coastal communities.
This is the focus of the new paper from the Northern Fishing Alliance (NFA), bringing together fishing organisations from the EU, UK and Norway.
The fishing sector is not opposed to offshore wind. Fishers recognise the need for decarbonisation and the role offshore renewable energy can play. However, the transition must not come at a disproportionate cost to ecosystems, fisheries and coastal communities.
For fishers, the impacts are very tangible. Wind farms, cable routes and associated infrastructure can mean:
– Loss of access to traditional and productive fishing grounds
– Longer journeys, higher fuel use and operating costs
– Increased competition for remaining fishing areas
– Adapting to changes in habitats, current, species distribution and marine productivity
– Additional restrictions through ORE environmental compensation measures
– Impacts on spawning and nursery grounds
– Ecosystem cumulative impacts from multiple developments across the North Sea
Fishers are more than another user of marine space. They provide food, support coastal economies and contribute to cultural heritage and community resilience.
That is why the NFA is calling for a more balanced and inclusive approach to offshore renewable energy development, grounded in the following key principles:
– Genuine, early and continuous partnership with fishers in marine spatial planning
– Protection of essential and productive fishing grounds
– Comprehensive assessment of ORE cumulative impacts at ecosystem and basin scale
– Additional restrictions as compensation for ORE environmental effects not to be borne by fishers
– A precautionary approach to emerging technologies where significant uncertainties remain regarding their impacts
– Coherent and equitable governance frameworks across maritime sectors
The challenge is not choosing between renewable energy and fisheries, but building a transition that works for both.